Histoire des sciences : André-Marie Ampère, mathématicien, physicien, chimiste et philosophe de la fin du XVIIIème siècle au début du XIXème siècle.

Jeunesse d’Ampère

André-Marie Ampère nait le 20 janvier 1775 dans une famille bourgeoise de la région lyonnaise (son père Jean-Jacques Ampère est un riche négociant en soie).

Son père étant un admirateur de Rousseau, il est élevé dans l’esprit des lumières et son éducation repose sur la lecture de l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert et de l’Histoire Naturelle de Buffon.

Il est initié aux mathématiques à l’âge de treize ans, ce qui fait, alors, naitre chez lui une véritable passion pour l’algèbre.

Révolution

Lorsque la révolution éclate, André-Marie n’est que peut au fait des évènements politiques qui ne l’intéressent guère.

Son père qui occupe le poste de Juge de paix pendant la révolution s’insurge contre les excès incessants des révolutionnaires qui mèneront au soulèvement de Lyon (Soulèvement de Lyon contre la Convention Nationale entre juin et novembre 1793).

Les habitants bien que soutenant la République s’opposent farouchement aux Jacobins et aux Montagnards qui mettent la France à feu et à sang.

Après le siège de Lyon (qui dure du 9 aout au 9 octobre) le père d’Ampère est arrêté puis condamné à mort avant d’être guillotiné le 25 novembre 1793.

Portrait d'André-Marie Ampère
Portrait d’André-Marie Ampère

André-Marie Ampère épouse en 1799 Julie Carron, puis, nait, un an plus tard, leur fils Jean-Jacques (nommé ainsi en hommage à son grand père assassiné par les révolutionnaires). Ampère installe chez lui un petit laboratoire pour mener ses expérimentations mais dispense également des cours de physique, de mathématiques et de chimie.

Ampère : étoile montante de la science française

En 1801, il sera nommé professeur à l’école centrale (équivalent des universités sous la révolution) de Bourg en Bresse, puis publie son premier mémoire intitulé « Considérations sur la théorie mathématique du jeu » ce qui lui vaut de se voir offrir un poste de professeur de mathématique au Lycée de Lyon. Sur ces entrefaites, sa femme, Julie, gravement malade, décède en 1803.

Accablé par cette nouvelle épreuve, il décide de déménager à Paris où il travaille à l’Ecole Polytechnique à partir de 1804. Il y deviendra professeur de d’analyse et de mécanique en 1809 jusqu’à sa démission en 1828.

Tombe d'André-Marie Ampère et de son fils
Tombe d’André-Marie Ampère et de son fils Jean-Jacques Antoine au cimetière de Montmartre

En 1814 Ampère entre à l’Académie des Sciences, puis il enseigne la philosophie à la faculté des lettre de Paris avant d’être élu à la chaire de physique du Collège de France (l’une des plus hautes, si ce n’est la plus haute, distinctions de l’enseignement supérieur Français).

Ampère deviendra par la suite inspecteur général de l’Université. Activité durant laquelle il passe plusieurs mois chaque année à visiter les lycées Français. C’est lors d’une ce ces visite, en 1836, qu’il décède au lycée Thiers de Marseille où il sera enterré dans l’indifférence la plus totale.

Son corps sera rapatrié en 1869 pour qu’il repose aux côtés de son fils Jean-Jacques enterré au cimetière de Montmartre.

Ses travaux et grandes découvertes

Les découvertes et les travaux d’André-Marie Ampère ont porté sur un grand nombre de domaines d’études. Il a en effet étudié des domaines allant de la chimie à la poésie en passant par l’électricité, le magnétisme ou la biologie. Mais ce sont pour ses travaux sur la relation entre magnétisme et électricité qu’il entre dans la postérité.

À partir de l’expérience de Hans Orsted, il découvre que la direction dans laquelle se déplace l’aiguille d’une boussole dépend de la direction du courant électrique qui circule à proximité et en déduit la règle du bonhomme d’Ampère qui permet de connaitre la direction du champ magnétique, du mouvement et du courant.

Ses travaux fondateurs sur l’électrodynamique, dont il est le pionnier, lui permettront également de faire des découvertes sur les propriétés magnétiques des métaux. Ainsi, il démontre que si le courant parcourant deux conducteurs parallèles va dans le même sens, les deux matériaux s’attirent alors que s’ils vont dans des sens opposés, ceux-ci se repoussent.

Timbre de commémoration du centenaire de la mort d'Ampère
Timbre de commémoration du centenaire de la mort d’Ampère

Ampère interprète le phénomène du magnétisme par la théorie du courant moléculaire, selon laquelle d’innombrables particules minuscules, chargées électriquement, seraient en mouvement dans le conducteur.

Cette théorie est rejetée par les scientifiques de son époque et ne parvient à s’imposer que soixante ans plus tard, bien après sa mort, avec la découverte des électrons qui lui donnera raison. Il est aussi l’inventeur du télégraphe électronique ou encore du solénoïde.

L’ampère, l’unité de mesure de l’intensité du courant électrique dans le système international porte son nom.

C’est d’ailleurs le seul, avec Lord Kelvin, à avoir donné son nom à une des sept unités de base du système international.

Pour en savoir plus sur la vie d’André-Marie Ampère :

La Vie et les Travaux d’André-Marie Ampère de Claude Alfonse Valson (2016)

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