Série Histoire des Sciences : Archimède (287 av JC – 212 av JC)

Archimède est né vers 287 av JC dans la ville de Syracuse (Sicile) qui fait alors partie de la Grande Grèce. La Grande Grèce était le nom donné par les grecs aux cotes méridionales de la péninsule italienne (Campanie, Calabre, Basilicate, Pouilles et Sicile).

Portrait d’Archimède. Peinture de Domenico Fetti exposée dans le musée Alte Meister à Dresde (Allemagne)

Peu de détails de la vie d’Archimède sont connus et les informations le concernant nous proviennent de Polybe, Plutarque ou Tite Live qui ont tous vécu après le grand savant. Archimède aurait été éduqué lors de sa jeunesse par son père, Phidias, qui est lui même astronome et lui enseigne donc les bases des mathématiques. Il aurait par la suite rejoint la prestigieuse école d’Alexandrie (ville grecque créée en Égypte par Alexandre le Grand en -331) ou aurait tout du moins entretenu une correspondance soutenue avec les professeurs de l’institution grecque.

Un scientifique pluridisciplinaire

Le scientifique faisait également partie de la cour de Hiéron II, qui fût le tyran de Syracuse entre -270 et -215, où il officiait en tant qu’ingénieur. Archimède travaille énormément sur les théorèmes mathématiques, la géométrie mais aussi l’optique, la numération et sur la notion d’infini.

Sa passion c’est avant tout la géométrie dans laquelle il excelle. Il parviendra en effet à déterminer une méthode d’approximation de pi en utilisant deux polygones réguliers à 96 cotés qui encadrent un cercle et arrive à encadrer pi des deux valeurs suivantes : 223/71 < π < 22/7. Valeurs extrêmement précises !

La sphère et son cylindre circonscrit

Ses études se portent également sur le déplacement uniforme d’un point sur une droite elle même en rotation uniforme autour d’un point. La courbe résultante est aujourd’hui encore appelée spirale d’Archimède.

Il pose également les bases du calcul intégral deux mille ans avant Newton et Leibniz et prouve que le volume d’une sphère vaut les 2/3 du volume du cylindre circonscrit. Il juge cette découverte si importante qu’il demandera à ce que les figures correspondant à son étude soient gravées sur sa tombe !

Eurêka !

La découverte d’Archimède qui a traversé les ages tient d’une anecdote selon laquelle le tyran de Syracuse qui se demandait si sa couronne était en or massif.

Illustration du moyen-âge décrivant la scène d’Archimède dans son bain

En pensant au problème dans son bain, Archimède aurait eu l’idée lumineuse suivante : « Tout corps plongé dans un liquide subit, de la part de celui-ci, une poussée exercée du bas vers le haut et égale, en intensité, au poinds du volume de liquide déplacé ». Il se serait ensuite précipité hors de son bain, nu, dans la rue en criant Eurêka (j’ai trouvé en grec).

Archimède l’ingénieur

Archimède n’est pas qu’un théoricien, en effet, il fait également de grandes découvertes et inventions dans le domaine de la mécanique et de l’ingénierie.

On lui doit par exemple l’odomètre (appareil servant à mesurer la distance), des machines de traction qui permettent aux ouvrier de soulever des poids énormes en utilisant des poulies, palans et leviers ou encore la vis d’Archimède (vis sans fin inventée lors d’un de ses voyages en Égypte et qui permettait de remonter de l’eau du Nil pour l’irrigation).

La mort tragique du génie

Il est également responsable de la création de nouvelles machines de guerre comme la catapulte pour défendre sa cité contre l’agression romaine lors de la seconde guerre Punique. C’est d’ailleurs à la fin d’un siège de trois ans ayant lieu dans le contexte des guerres Puniques, dans une Syracuse envahi par les romains que meurt le génie grec.

Mort d’Archimède. Peinture de Thomas Degeorge

Plutarque nous rapporte dans ses écrit la fin de la vie d’Archimède : « Comme le destin le voulait, Archimède était en train de résoudre un problème par un diagramme, et avait les yeux et l’esprit fixés sur l’objet de sa réflexion ; il ne remarqua pas l’entrée des romains, ni le fait que la ville ait été prise. Inopinément, un soldat survint et lui demanda de l’accompagner. Comme il refusait d’obtempérer tant que son problème n’était pas résolu, le soldat fou de rage brandit son sabre et le transperça… ».

Cicéron découvrant le tombeau d’Archimède. Peinture de Pierre Henri de Valenciennes.

Marcellus, général de l’armée romaine assiégeant la ville, qui avait un profond respect pour le savant fut peiné d’apprendre sa mort et lui fit organiser des funérailles grandioses. Il n’oublia pas de faire graver sur son tombeau la sphère et son cylindre circonscrit !

Pour en savoir plus sur Archimède :

Le codex d’Archimède de William Noël et Reviel Netz (2008)

Thalès, Pythagore, Euclide, Archimède de Stéphane Favre-Bulle (2004)

Si vous aimez mes articles, n’hésitez pas à les partager sur les réseaux sociaux et à faire connaitre À la conquête de l’Histoire !

Facebooktwitterredditpinterestmail

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *